1,000 signatures atteintes
Destinataire(s) : Métropole de Lyon et Grand Lyon Habitat
On ne veut pas retourner à la rue avec nos enfants !

GRAND LYON HABITAT et MÉTROPOLE DE LYON, mettez-nous à l'abri !
On ne veut pas retourner à la rue !
On ne veut pas retourner à la rue !
Depuis le mois de juillet, nous sommes 80 femmes et enfants sans toit à avoir trouvé refuge dans un immeuble vide du 9ème arrondissement de Lyon.
Parmi nous il y a beaucoup d'enfants, et des nouveaux nés, des personnes âgées, des femmes victimes de violences, des personnes très malades.
Cet immeuble était vide et inutilisé depuis des années ; mais depuis que nous y sommes installés, Grand Lyon Habitat, premier bailleur social de Lyon, souhaite que nous partions pour faire des travaux.
La Métropole de Lyon est concernée de très près, car ce sont ses élus qui siègent au conseil d'administration de Grand Lyon Habitat.
Les conditions de vie ne sont pas parfaites. L'immeuble est vétuste. Mais c'est mieux que la rue.
Ici, nous avons trouvé un répit. Dans l'immeuble, depuis 9 mois, il y a de l'entraide, et des enfants qui peuvent désormais faire leurs devoirs et arriver à l'école reposés pour suivre une scolarité normale et sereine. Nous savourons tous cette stabilité retrouvée et nous avons peur pour la suite.
On est tous prêts à changer d'endroit si on nous propose une autre solution. On n'a aucun critère, il nous faut juste un toit.
On est tous vulnérables. On veut un relogement, la rue c'est trop dur, on ne veut pas y retourner. On a le droit à l'hébergement d'urgence !
On a fait toutes les démarches, on est suivis par des assistantes sociales. On appelle le 115 depuis des années, ils nous disent d'arrêter d'appeler tous les jours.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
On a obtenu l'autorisation pour rester dans notre immeuble jusqu'au 4 mai, mais ensuite, on devra tous retourner à la rue.
C'est inhumain, les enfants sont angoissés, et nous, parents, nous ne savons pas quoi leur répondre.
Nous demandons que GLH et la Métropole nous mettent à l'abri et nous proposent un logement digne et adapté à une vie familiale.
Si des solutions de relogement ne sont pas trouvées pour tous début mai, nous demandons un prolongement pour pouvoir rester en sécurité dans notre immeuble.